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Robot tondeuse RTK sans station de base : ce que le NetRTK change, et ce qu’il coûte ensuite

Par La rédaction · Publié le · Mis à jour le · 664 mots

L’essentiel

Prenez un modèle NetRTK si vous n’avez aucun point haut dégagé où fixer une antenne, ou si vous refusez de percer une façade. Restez au RTK classique si votre jardin est déjà couvert et que vous ne voulez aucun abonnement. Le NetRTK remplace votre antenne par le réseau de stations d’un opérateur : la précision est la même, mais elle passe par une carte SIM, et cette carte devient payante au bout de trois mois chez la plupart des marques.

Ce que la station de base fait réellement

Un robot RTK ne se repère pas seul. Il compare en permanence sa position GNSS à celle d’un point fixe dont les coordonnées sont connues au centimètre : c’est la station de base. Sans elle, la précision retombe à celle d’un GPS de téléphone, deux à cinq mètres, ce qui est inutilisable pour tondre une bande de 20 cm.

Cette station doit voir le ciel. En pratique elle se fixe sur un mât planté dans la pelouse ou sur un pignon, avec un câble d’alimentation jusqu’à elle. C’est le poste d’installation qui bloque le plus d’acheteurs : sur un terrain arboré, encaissé, ou sur une copropriété où l’on ne perce rien, il n’y a tout simplement pas d’emplacement valable.

Ce que le NetRTK remplace

Le NetRTK va chercher la correction sur un réseau de stations permanentes déjà installées sur le territoire, et la reçoit par la 4G intégrée au robot. Le résultat pour l’utilisateur est le même — une position au centimètre — mais il n’y a plus rien à planter ni à alimenter.

Les modèles qui l’embarquent le combinent en général avec autre chose, parce qu’un réseau peut être indisponible. L’Anthbot M5 conserve un mode RTK classique et une double caméra IA de 150°, et le M9 accepte même deux stations de base pour couvrir un devant et un arrière séparés. Le NetRTK est un mode de plus, pas un remplacement exclusif.

Le prix, et l’endroit où il se déplace

C’est là que le calcul devient intéressant. Le M5 est annoncé à 597 € pour 500 m², le M9 à 699 € pour 1 000 m² : dans notre base, aucun robot à station de base classique ne descend aussi bas à surface équivalente. Le Genie 600 de la même marque, en RTK traditionnel, était à 899 € pour 600 m².

Mais les deux modèles n’offrent le service 4G que trois mois. Passé ce délai, il faut un abonnement pour conserver le NetRTK — et Anthbot ne publie pas son tarif au moment où nous écrivons. C’est une inconnue qu’il faut intégrer avant d’acheter, exactement comme on intègre le prix d’une batterie de rechange dans le coût sur cinq ans.

Ce que la 4G apporte en plus

Un robot connecté en 4G ne dépend plus du Wi-Fi de la maison. Sur un terrain long, un fond de jardin hors de portée de la box cesse d’être une zone morte : les alertes, le suivi et la localisation en cas de vol fonctionnent partout. C’est un vrai gain, traité en détail dans notre guide sur la sécurité et le vol.

À l’inverse, un robot dont le NetRTK a expiré et dont le Wi-Fi ne porte pas jusqu’au fond du jardin devient difficile à piloter. Le NetRTK n’est pas un gadget que l’on peut laisser tomber sans conséquence.

Qui doit prendre quoi

  1. Aucun emplacement pour une antenne, ou interdiction de percer. Le NetRTK est la seule réponse. Comptez l’abonnement dès la première année.
  2. Jardin de 500 à 1 000 m², budget serré. Le M5 et le M9 sont, à ce jour, le prix au mètre carré le plus bas de notre base. Acceptez l’inconnue du tarif 4G.
  3. Pignon dégagé disponible et allergie aux abonnements. Restez au RTK classique. Le Mova LiDAX Ultra 1200 se passe même totalement de RTK grâce au LiDAR 3D.
  4. Vous hésitez encore entre les technologies de délimitation. Le sujet est traité à part dans notre comparatif sans-fil contre filaire.

Les modèles cités dans cet article

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